King Gizzard and the Lizard Wizard – Murder of the Universe

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La fin du monde, en 3 actes.
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On parlait récemment de Thee Oh Sees, mais dans le genre super prolifique, le groupe australien King Gizzard and The Lizard Wizard se pose bien. Douze albums en 6 ans d’existence, c’est pas mal, et surtout, ils ont annoncé vouloir en sortir 5 cette année! Le groupe de Melbourne en est à 3 sortis à l’heure où je vous parle, et on va s’intéresser au deuxième, le bien nommé Murder Of The Universe.

L’album est dans la continuité de I’m in your Mind Fuzz et Nonagon Infinity ; c’est un concept. On a l’habitude de ça avec eux; le septuor a déjà fait un album jazzy, un qui forme une boucle, un dont les chansons font toutes 10:10… bref, faire un album en 3 actes, racontant la fin du monde, ça n’a finalement rien d’étonnant.

Un peu comme sur Eyes Like The Sky, la continuité de l’album est assurée par plusieurs narrateurs, qui vont agrémenter les chansons. La première partie raconte la rencontre entre un monstre et un humain, celui-ci sombrant peu à peu devant la puissance de la créature. Musicalement, c’est maîtrisé et c’est normal: c’est du King Gizzard à 100%. Des chansons courtes, des gimmicks qui se retrouvent et un lien très fort dans chaque partie. Le tempo est très élevé, l’ambiance un peu sombre, mais le tout est inspiré et on sent vraiment la patte King Gizzard.

La deuxième partie n’est pas plus légère; les australiens nous racontent une bataille entre le bien et le mal, le tout avec des petits extraits qui sont piochés dans la répertoire du groupe et super biens réintégrés dans leurs compos. D’ailleurs, faites un tour sur internet, il y a quelques théories sur ce que les fans appellent maintenant le Gizzverse. Moins tonitruant que la première partie, elle n’en reste pas moins aussi sympa à l’écoute.

Enfin, les fous terminent sur l’histoire d’un androïde qui se rend compte de sa condition, et dont les actions mèneront à la fin du monde. Le deuxième album de ce cru 2017 est donc excellent (après un Flying Microtonal Banana qui était aussi bien cool). Malgré trois histoires différentes, l’album se tient super bien et a une vraie cohérence. King Gizzard and the Lizard Wizard a encore beaucoup de choses à dire, de mondes à explorer et nous le prouve ici de façon superbe. Bon, si vous voulez quelque chose de léger, il faudra voir ailleurs, mais sinon, c’est tout bon!

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