Matthew E. White – Fresh Blood (Album & Live LSO St Luke’s)

Rating: 7.0 from 10
Note
7.0
Retour du gros poilu.
Rating: 0.0 from 10
Note
0.0
Summary rating from 0 user's marks. You can set own marks for this article - just click on stars above and press "Accept".

Review Combo
Une fois n’est pas coutume, ceci est une review combinée Live et album de mister White. Le gros Matthew a sorti son album le 10 Mars, et en même temps l’équipe Twist & Sound s’est rendu à son concert à Londres.

Un mot au sujet de l’album : Fresh Blood reprend les éléments qui nous avaient fait adorer Big Inner en 2012 (Notre review de Big Inner est dispo ici). On a donc cette voix excessivement basse et calme presque en murmure, assortie de couches d’instruments variés et d’une basse omniprésente qui donnent au son « Matthew E. White » sa saveur. Très agréable à écouter, on regrette un peu ne pas avoir de chansons sortant véritablement du lot comme l’avaient fait « Big Love » ou « Brazos » sur son premier LP. L’album est sans doute meilleur globalement, plus constant me direz-vous. Cet album est moins « soul lover laid back » et un peu plus rythmé que le précédent (« Rock & Roll Is Cold », « Fruit Trees »), mais l’écoute se fait toujours dans une salle pleine de coussins rouges, ambiance tamisée. Voilà pour l’album.

Matthew Eglise White
Point de coussins rouges et plafonds bas au LSO St Luke’s où Matthew E White nous a livré son concert lundi dernier : St Luke’s est une église anglicane remodelée de fort belle manière en salle de concert, et gérée par le London Symphonic Orchestra (jetez-y donc un coup d’oeil ici: lso.co.uk/lso-st-luke-s). Deux instruments sur scène : un immense piano à queue et une guitare électrique et son ampli. Un seul homme sur scène: Matthew E. White. Il avait en effet choisi pour ce concert à Londres de jouer en solo à l’occasion de la sortie de Fresh Blood, avant une tournée avec son groupe complet débutant en Avril.
Merde, Matthew E. White seul dans une église? Mais quid du sexe et du « Barracuda » alors?

Et puis il est arrivé, comme sur sa pochette d’album : un immense type barbu à lunettes caché derrière ses cheveux, une sorte d’ours des Pyrénées (s’il en reste – personne n’en est sûr) habillé en hipster de Brooklyn. Super sympa sur scène, Matthew nous explique le principe : il a composé l’ensemble des titres de Fresh Blood au piano et désirait nous les jouer en live de la même manière. Soit.
Et ça commence bien: les trois premières chansons ressortent très différemment de l’album où quantité d’instruments créent l’ambiance, et c’est plutôt réussi. Une sorte de Matthew E. White Unplugged, une soirée spéciale.

Soirée qui est devenue encore plus spéciale lorsque Matthew a voulu enchaîner avec des morceaux à la guitare.
Manque de pot: la guitare en question a clairement refusé de fonctionner. Même après 15 minutes l’acharnement du pauvre roadie, qui aura pourtant tout essayé. Matthew nous avoue qu’il avait prévu de jouer la moitié du concert sur sa guitare, c’est plutôt raté. Zut. Il fera donc cette moitié là aussi au piano. En garantissant que le public reste de son côté grâce à ses blagues, ses histoires et puis aussi parce que personne n’a jamais eu l’occasion d’écouter cet album au piano.
Matthew terminera le concert par « Feeling Good is Good Enough » en demandant à une dizaine de personnes du public de venir faire les chœurs sur scène. Pas de « Big Love », pas de « Brazos », il ne jouera même pas son single « Rock & Roll is Cold » c’est vous dire!

J’étais donc à la fois content d’avoir vu le Matthew dans une configuration bien unique, mais quelque peu déçu de ne pas avoir pu apprécier ce qui pour moi fait le charme de ses albums, ce label « Soul by Matthew ». Bref j’y retournerai assurément, en espérant que les amplis fonctionnent et que la basse et les cuivres soient là la prochaine fois!

  • Rock & Roll is Cold – Feeling Good is Good Enough – Golden Robes