Arcade Fire – Reflektor

Rating: 9.0 from 10
Note
9.0
Reflektor Arcade Fire 2013, Merge Records, Indie DeezeriTunes by Kevin
Rating: 0.0 from 10
Note
0.0
Summary rating from 0 user's marks. You can set own marks for this article - just click on stars above and press "Accept".
Reflektor
Arcade Fire
2013, Merge Records, Indie
NOTE
by Kevin

L’avis de Kevin
Trois ans après un excellent The Suburbs, les canadiens d’Arcade Fire nous reviennent avec leur nouvel opus, Reflektor. La pression en plus, vu les récompenses reçues par leur précédent opus. Ils ont donc profité d’un séjour à Haiti (terre de la chanteuse) pour trouver leur inspiration. Enregistré entre la Jamaïque et la Louisianne, la production de la galette a été assurée par Markus Dravs et James Murphy. Cette introduction technique passée, qu’en est-il de ce Reflektor ?
Autant dire qu’à la sortie de Reflektor, la chanson éponyme (et avec la présence de monsieur Bowie), j’étais loin d’être convaincu ; loin des habituelles compositions du groupe, le titre souffrait d’une longueur qui lui faisait manquer de spontanéité. Longueur, c’est d’ailleurs comme ça que l’on peut décrire cet album : 1h15, 2 CD, pas de chanson au format FM, les canadiens n’ont pas fait dans la retenue, mais nous livrent un album très riche.
J’ai d’ailleurs été de suite rassuré par Afterlife, chanson pas loin d’être parfaite à mes yeux. Oui oui.
Parlons donc de la première partie du disque, la plus dansante, où l’on trouve Reflektor, We Exist ou Normal Person. Ce disque est le plus accessible, le plus immédiat, et celui ou les nouvelles influences du groupe se montrent le plus. Et il est dansant ! A cause de James Murphy, d’Haïti ou bien d’Arcade Fire, l’indie rock de Funeral est difficilement visible. Mais ça marche ! Le concept-album regorge de tubes prêts à être repris par le public, de trouvailles sonores voire des OVNI.
La deuxième partie, la meilleure (de peu) à mes yeux, est plus planante, notamment avec le duo (incroyable) Awful Sound/It’s never over . Régine Chassagne est d’ailleurs très présente dans ce disque, et c’est une très bonne chose, tant sa voix pleine d’émotions apporte à Arcade Fire (je suis encore scotché par In the backseat de Funeral, 9 ans après). Porno prolonge le revival 80s en vogue du moment, et l’album se finit par un très beau Supersymmetry (qui est la 6 chanson du 2ème CD, là ou le premier en a … 7 ! Symmetry ouais)
Au final, ce disque rock est une grande réussite, avec un concept assumé et réussi, qui va à coup sûr surprendre son monde.

Track list

1.01. Reflektor
1.02. We Exist
1.03. Flashbulb Eyes
1.04. Here Comes the Night Time
1.05. Normal Person
1.06. You Already Know
1.07. Joan of Arc
2.01. Here Comes the Night Time II
2.02. Awful Sound (Oh Eurydice)
2.03. It’s Never Over (Hey Orpheus)
2.04. Porno
2.05. Afterlife
2.06. Supersymmetry

PS : le choix de Reflektor m’a été soufflé par mon collègue Jean-Adrien!