Twist and Sound Chronicle #1: Daft Punk

DAFT PUNK
La Chronique Twist & Sound
1997-2013, Electronic, Club Dance, House
par Jean-Adrien (Texte) et Cyril (Traduction)

Afin de patienter jusqu’à la sortie de Random Access Memories, Twist and Sound est heureux de vous présenter une chronique sur un petit groupe qui est en train de percer : Daft Punk ! En effet à moins de vivre sur une autre planète depuis quelques semaines, difficile de passer à côté du matraquage Daft Punk pour la sortie de leur nouvel album. Teasers par ci, interviews par là, « Get Lucky » partout, ça n’arrête pas ! Et ça risque fort de durer pendant encore une bonne semaine, jusqu’au 20 mai pour être précis (ça risque d’être long et dur, that’s what she said).
Chronique oui mais pourquoi ?
Parce que, serais-je tenté de répondre. Une chronique pour présenter Daft Punk à vrai dire, histoire de vous divertir et vous rafraîchir la mémoire si vous attendez impatiemment comme moi, voire de vous éclairer sur le travail précédent des deux robots. Pas quelque chose de barbant et d’hyper complet mais plutôt la discographie du groupe passé à travers le filtre de mes souvenirs. En avant !
2001, l’odyssée de Daft Punk
L’histoire est parfois ironique. En effet j’ai découvert Daft Punk en 2001, au moment de la sortie de leur deuxième album intitulé… Discovery. Cela ne s’invente pas. Discovery est une merveille d’électro façonnée à coup de samples qui nous emporte dans les années 80, période disco funk, et qui permet au duo de réunir leur style électro house avec leurs premiers amours, la pop et tout ce que ça implique de mélodies. Tout ou presque a déjà été dit sur cet album, un chef d’œuvre pour certains (dont je fais partie), du plagiat pour les aigris à cause des samples, n’empêche tout le monde ou presque connaît « Harder, Better, Faster, Stronger » ou « One More Time ». C’est dire l’importance de cet album. Pour moi cet album a une saveur particulière. Discovery restera à jamais le premier album que j’ai possédé. Un souvenir inoubliable. Mon album préféré pour toujours. Emotionnellement et musicalement parlant. Et ça je vous parie qu’aucun site ne vous l’avait appris. Mais qui dit deuxième album, dit premier album. Remontons donc dans le temps.
1997, Devoir à la maison
Bien que l’histoire Daft Punk ait commencé quelques années plus tôt par la sortie de singles, le premier album Homework est sorti en 1997 et a eu l’effet d’une bombe. J’aurais aimé vivre ce moment. Une déferlante électro/techno/house/dance. Un art du sample, de la basse et du beat, et surtout l’émergence de la french touch, terme utilisé à tort et à travers depuis quelques années mais qui qualifie si bien les Motorbass, Air, Cassius, Dimitri From Paris et surtout Daft Punk. Ne cherchez pas, vous tenez là 5 groupes parmi mes préférés. Homework reste bien entendu une référence historique, avec son dosage parfait entre musique de dancefloor ou de rave party, expérimentations musicales et également références à leur glorieux ainés (cf. « Teachers » qui montre le respect de Daft Punk pour les anciens, constante que l’on retrouvera à la base de Random Access Memories). Encore une fois que celui qui n’a jamais entendu « Da Funk » ou « Around The World » parle maintenant ou se taise à jamais. Effectuons maintenant un saut temporel jusqu’en 2005 si vous le voulez bien.
2005, Robots ou humains ?
Discovery avait marqué un tournant par rapport à Homework en termes de créations, de sonorités et d’influences. La touche Daft Punk était toujours présente et facilement audible mais il y avait une évolution certaine vers un son résolument électro disco, précurseur du travail de beaucoup de groupes par la suite. Mais en 2005 voilà que Daft Punk nous refait le coup du virage à 180° avec Human After All. Un album d’électro/techno, du son lourd et bien moins soigné que celui de Discovery, un retour à la techno du début. L’album qui a tiraillé les fans, entre acceptation et rejet. Un album pourtant pas dénué de qualités, à l’image de « Human After All » ou « Robot Rock » mais également de « Make Love » et « Emotion » qui n’auraient pas démérité sur Discovery. Cet album est également rempli de messages, jouant sur l’ambiguïté de l’apparence robotique des Daft Punk et de la musique mécanique de l’album en opposition totale avec le titre qui se veut humaniste. Human After All est un album paradoxal qui n’a pas fini de faire couler de l’encre mais qui reste quand même un excellent album dont se sont inspirés de nombreux groupes.
2013, Retour vers le futur
Et puis plus rien. 8 ans d’attente. Si on excepte bien entendu la sortie du live Alive 2007 et de la BO du film TRON Legacy (excellente soit dit en passant bien que reniée par de nombreux fans car n’étant pas un vrai album du groupe). Que pouvait donc mijoter Daft Punk pendant tout ce temps ? La réponse est arrivée au début de l’année 2013 à la suite de nombreuses rumeurs : un nouvel album ma parole! Mais encore une fois tout est bousculé, ce nouvel album intitulé Random Access Memories sera résolument différent, enregistré entièrement en studio pour un son tourné vers le disco et les années 70-80, avec des musiciens et en tout et pour tout un seul sample. Et surtout des collaborations géniales : Giorgio Moroder le pape de la dance music et précurseur de l’électro, Nile Rodgers le roi du disco (quand je vous disais que les Daft Punk ont le respect de leurs inspirateurs), Pharrell Williams, Chilly Gonzales, Panda Bear, Julian Casablances des Strokes, Todd Edwards (qui avait collaboré sur « Face To Face »), Paul Williams et DJ Falcon. De quoi surprendre beaucoup de monde. Mais connaissant le talent et la classe folle des deux robots/humains il y a de quoi être impatient. Daft Punk est coutumier des surprises je leur fais une confiance aveugle. Je suis impatient et la semaine risque d’être longue.

In order to try to make time go faster before Random Access Memories is finally out, Twist and Sound is pleased to present to you a chronicle about a small band that is growing up called « Daft Punk ». Unless you are living in a cave or on another planet, it has been hard avoiding the marketing hype around Daft Punk during the last few weeks. The web is full of teasers for the album, the band is giving out what used to be rare interviews, « Get Lucky » is on every radio and just hit a new record of Spotify downloads! And this should go on and on until the 20th of May. It might be hard and long. That’s what she said.
Why in hell should I need to read another chronicle on Twist & Sound?
Because you should. My first aim was to present Daft Punk in order for you to have some fun and feel relaxed in all this hype. It should also refresh your memory if you are waiting impatiently like me. It might also shine a light on Daft Punk’s previous work. It is not something lame or even exhaustive. More like a personal view into the band’s discography. Here we go!
2001, a Daft Punk Odyssey
History is sometimes ironical. I discovered Daft Punk in 2001, with their second album called… Discovery! Discovery is an electronic masterpiece, full of samples taken from the disco-era, and that also include a strong part of electro house that the band cherishes since their debut. Everything has already been said about this album, a masterpiece for some (including myself), a mere piece of plagiarism for some others. Nonetheless, everybody knows « Harder, Better, Faster, Stronger » or « One More Time ». This album is utterly important for me, and has and always will have a particular place in my heart. My favourite album ever. And I bet you that no website did tell you that before. Discovery being their second album, there had to be a first. Let’s go back in time.
1997. Homework.
Even if Daft Punk’s history started a few years earlier with some singles, the real thing was their first LP Homework which was out in 1997 and had the effect of a bomb. I would have loved to live this particular moment. A wave of electronic music, techo music, house and dance. Samples, bass and beats and the beginning of the so-called French Touch, a term which has since then been used too often. But at the time it was really about those French bands like Motorbass, Air, Cassius, Dimitri From Paris and of course Daft Punk. Don’t look anywhere else, you have here five bands that are clearly among my all-time favourites. Homework is a historical milestone, with a perfect dosage of dance floor and rave-party music, musical experimentations but also strong references to their predecessors. Listen to « Teachers » for instance, it shows the respect Daft Punk has its source of inspiration. Something that we will also find in Random Access Memories. Again, the one who never heard « Da Funk » or « Around The World » should speak now or forever hold his peace. Let’s now make another jump in time to 2005 if you wish.
2005: Robots or human beings?
Discovery was a huge change since Homework in terms of creation, sound and influences. Daft Punk’s touch was still there but there was an evolution towards a more « disco » sound. But in 2005, Daft Punk made a U-turn again with Human After All. It is a pure electronic and « techno » album, quite heavy and less polished than Discovery. This LP was a return to sources for the French duo. Human After All made the fans fight hard, some supporting the change, some not. However, this album has qualities: listen to « Human After All » or « Robot Rock » to be convinced. « Make Love » and « Emotion » could have been found on Discovery. This album is full of messages, playing on the robot appearance of the band and the music as opposed to the « human » title. Human After All is a paradoxical album that people are still arguing about. It is still an excellent album which was a source of inspiration for many bands.
2013, Back to the future
And then there was… nothing. 8 years waiting. Oh yes, there was Alive 2007 and Disney’s TRON Legacy sound track. The latter was by the way an excellent record, which was criticised by fans for not being an original album. Daft Punk, what have you been doing all this time? The answer was given earlier this year: a new album! Again, everything changes with Daft Punk: Random Access Memories will be completely different from their previous records: it has fully been recorded in studios, with a sound mostly inspired by disco music from late 70s. Real musicians are playing on the album. Only one sample has been used on this LP. And collaborations with Giorgio Moroder or Nile Rodgers, two of the artists that inspired Daft Punk. A huge surprise for many. But knowing their talent and the genius of those two robots, there is good reason to be impatient. This week will be a long one.