Kavinsky – OutRun

Rating: 9.0 from 10
Note
9.0
OutRun Kavinsky 2013, Record Makers, Electro Deezer par Jean-Adrien
Rating: 0.0 from 10
Note
0.0
Summary rating from 0 user's marks. You can set own marks for this article - just click on stars above and press "Accept".
OutRun
Kavinsky
2013, Record Makers, Electro
NOTE
par Jean-Adrien

Enfin. Il est arrivé. Cet album de Kavinsky était un peu l’arlésienne de ma musique, celui qu’on attend et qu’on n’attend plus à la fois. Et l’attente est parfois un ennemi, on fantasme un album à tel point que le résultat ne peut que décevoir en étant trop éloigné de ce que l’on espérait. On a tous connu ça un jour. Mais ce n’était pas mon tour aujourd’hui, j’arrête de vous faire mariner. Vous aviez déjà dû vous en rendre compte avec la note, j’ai tout simplement adoré cet album. Et pourtant je l’ai attendu depuis des années maintenant. Quasi religieusement. Sans désespérer, ni cesser d’être fan. Oui j’apprécie énormément l’univers et la musique de Kavinsky depuis la sortie de ses premiers EP, bien avant la folie « Nightcall » après la sortie du film Drive. Et pourtant le résultat de ce OutRun me comble. Kavinsky est toujours le fils caché de Giorgio Moroder, le cousin des Daft Punk et de Justice (dont on sent fortement des ressemblances au niveau des sonorités), le cousin qui a abusé de longues parties sur les bornes d’arcade des années 80 (qui donnent d’ailleurs son nom à l’album, OutRun étant un jeu de course sorti en 1986) avec son copain SebastiAn, juste après avoir visionné TRON premier du nom pour la 23e fois. L’univers sombre et fantômatique de Kavinsky est toujours là, la musique nourrie d’influences disco/techno/french touch/videogames aussi, on est dans une sorte de BO fictive de films d’horreur de série B des années 80. L’album est d’ailleurs construit comme la BO de l’histoire du personnage de Kavinsky, mort en 1986 et devenu zombie hanté par l’électro. Par rapport à cette construction sous forme de BO, le seul petit souci de cet album est peut-être sa cohérence dans le sens où les morceaux ont parfois du mal à s’enchaîner et semblent mis bout à bout. Mais malgré cela les single en eux même restent géniaux et on découvre en plus des chansons originales tout aussi excellentes. « Blizzard » lance l’album sur les chapeaux de roue après la présentation de l’histoire dans « Prélude » (grosse voix américaine, on s’y croirait). Place ensuite à du connu avec le single « ProtoVision » sorti en décembre puis « Odd Look » déjà aperçue dans une publicité pour BMW. Sauf que la deuxième partie de la chanson, non entendue précédemment, nous laisse entendre la patte de SebastiAn et c’est juste parfait. Puis LA découverte. Waouh. « Rampage » arrive et là j’ai su que cet album ne pouvait pas me décevoir. Des grosses basses, une ambiance lourde et stressante, pas de doute Justice n’est pas loin. Même « Suburbia » qui est ma seule déception de l’album ne ternit pas le tableau. J’étais sans doute déçu d’entendre un featuring hip hop. Mais peu importe car l’album poursuit parfaitement jusqu’à la fin avec les déjà connus « Testarossa Autodrive » (le premier tube, juste génial, ça donne envie de rouler à 100 à l’heure de nuit dans une décapotable à Miami), « Deadcruiser », « Grand Canyon » (présents sur l’EP 1986 et retravaillés pour l’occasion), « Nightcall » (la folie de la BO de Drive), et « Roadgame » (qui a illustré un trailer du jeu vidéo Hitman) juste entrecoupées du tout nouveau et très typé 80’s « First Blood ». Et c’est déjà la fin et « Endless » qui clôture par un discours l’aventure cinématographique de cet album. Les amateurs de Kavinsky se retrouveront dans cet album qui poursuit sur la lancée de sa musique électro vintage. Je n’ai plus de mains à force d’applaudir. Chapeau l’artiste, l’attente en valait la peine, je n’ai rien à rajouter.

Track list
01. Prélude
02. Blizzard
03. ProtoVision
04. Odd Look
05. Rampage
06. Suburbia
07. Testarossa Autodrive
08. Nightcall
09. Deadcruiser
10. Grand Canyon
11. First Blood
12. Roadgame
13. Endless

Finally. It arrived. This album from Kavinsky has made me waiting for too long. Sometimes waiting is an enemy, an album turns into a fantasm and the result can only be disappointing. Everyone knows that feeling. But it was not my turn today, I stop playing with you. The note was the first clue, I really loved this album. Even if I waited for years to listen to it. Religiously. Without desperation. Yes I really like Kavinsky’s music and universe since his first EPs, long before « Nightcall » fever consecutive to the movie Drive. The result of OutRun is making me a happy man. Kavinsky is still the hidden son of Giorgio Moroder, Daft Punk’s and Justice’s cousin, that abused of long runs on 80s video games with his young friend SebastiAn, just before another session of the first TRON movie. The dark and ghostly universe of Kavinsky is still here, the music full of influences disco/techno/french touch/videogames too, we are in an imaginary soundtrack of a 80s horror movie. The album is indeed composed as the soundtrack of the story of the fictional character of Kavinsky, dead in 1986 and electro-haunted zombie since this date. Concerning this soundtrack form, the only problem of the album is perhaps its cohesion and consistency because songs sometimes seem just put endwise, without link between them. Despite this, the music in itself is brilliant. « Blizzard » opens perfectly the album before the story plot presentation in « Prelude ». Then « ProtoVision » and « Odd Look » take the turn and we can hear SebastiAn touch on it. It is perfect. Then « Rampage » arrived and I knew that this album could not disappoint me. Big bass, a heavy and stressful ambiance, no doubt Justice is not far away from here. Only « Suburbia » disappointed me a bit, with its hip hop featuring. I am not a hip hop fan. But it doesn’t matter because then end of the album is just perfect with the already known « Testarossa Autodrive » (the first hit), « Deadcruiser », « Grand Canyon » (reworking from 1986 EP), « Nightcall » (Drive movie fever) and « Roadgame » (used for a trailer of Hitman video game), with the brand new « First Blood » and its 80s spirit in the middle. It is already the end and « Endless » that features another speech over the story of Kavinsky. Fans will enjoy this album. Kavinsky is still on the road of vintage electronic music. I cannot applause anymore, my hands are bleeding. The waiting was really worth it, I don’t have anything to add.